الثلاثاء ,5 نوفمبر 2019
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بحث حول أحداث تاريخية جزائرية بالفرنسية




La guerre d’Algérie ou révolution algérienne (en arabe : الثورة الجزائرية‎‎ (Al-thawra Al-Jazaa’iriyya), en berbère : Tagrawla Tadzayrit) aussi connue comme la guerre d’indépendance algérienne, ou guerre de libération nationale, est un conflit armé qui s’est déroulé de 1954 à 1962 en Algérie, colonie française depuis 1830, divisée en départements depuis 1848. L’aboutissement est la reconnaissance de l’indépendance du territoire le 5 juillet 1962.

En tant que guerre d’indépendance et de décolonisation, elle oppose des nationalistes algériens, principalement réunis sous la bannière du Front de libération nationale (FLN), à la France. Elle est à la fois un double conflit militaire et diplomatique et aussi une double guerre civile, entre les communautés d’une part et à l’intérieur des communautés d’autre part. Elle a lieu principalement sur le territoire de l’Algérie française, avec également des répercussions en France métropolitaine.

Elle entraîne de graves crises politiques en France, avec pour conséquences le retour au pouvoir de Charles de Gaulle et la chute de la Quatrième République, remplacée par la Cinquième République. Après avoir donné du temps à l’armée française pour lutter contre l’Armée de libération nationale (ALN) en utilisant tous les moyens à sa disposition, De Gaulle penche finalement pour l’autodéterminationen tant que seule issue possible au conflit, ce qui conduit une fraction de l’armée française à se rebeller et entrer en opposition ouverte avec le pouvoir, rapidement matée.

La guerre d’Algérie présente un bilan lourd et les méthodes employées durant la guerre par les deux camps (torture, répression de la population civile) furent controversées. Plus de 250 000 Algériens sont tués dans cette guerre, et jusqu’à 2 000 000 envoyés dans des camps de regroupements (sur une population de 10 000 000 de personnes). Près de 25 600 militaires français sont morts et 65 000 blessés. Les victimes civiles d’origine européenne dépassent les 10 000, dans 42 000 incidents violents enregistrés.

Le conflit débouche, après les accords d’Évian du 18 mars 1962, sur l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet suivant, et précipite l’exode des habitants d’origine européenne, dits Pieds-Noirs et des Juifs, ainsi que le massacre de près de 50 000 harkis.

                                                                                          

Le massacre du 8 mai 1945

 

Le 8 mai 1945 ont lieu des manifestations d’Algériens dans plusieurs villes de l’Est du pays (Sétif, et le Constantinois), qui devaient permettre de rappeler leurs revendications nationalistes, de manière concomitante avec la liesse de la victoire. À Sétif, après qu’un policier eut tué un jeune scout ayant brandi le drapeau algérien, la manifestation tourne à l’émeute et la colère des manifestants se retourne contre les « pieds noirs » : 27 Européens et juifs sont assassinés (103 trouveront la mort dans les jours suivants), ainsi que 700 Algériens. La répression de l’Armée française est brutale, quelques images de ces événements ont été archivées et diffusées par la télévision algérienne en 2005.

Officiellement, elle fait 1 500 morts parmi les indépendantistes, chiffre plus proche des 5 000 à 6 000 selon Charles-Robert Ageron, ou des 6 000 à 6 500 calculés par le Service Historique de la Défense et Roger Vétillard, tout en précisant qu’il s’agit d’une estimation haute. Selon l’historien Benjamin Stora, il s’élève entre 20 000 et 30 000. Le Parti du peuple algérien (PPA) estime qu’il y a eu 45 000 morts. Du fait de la radicalisation qu’ils ont engendrée dans les milieux nationalistes algériens, certains historiens considèrent ces massacres comme le véritable début de la guerre d’Algérie, opinion qui, pour Charles-Robert Ageron, « ne peut pas être acceptée comme un constat scientifique ».

Massacres du Constantinois (20-26 août 1955

Du 20 au 26 août 1955, la guerre change radicalement de visage avec les évènements sanglants qui secouent le Nord du département de Constantine et plus particulièrement la ville de Philippeville où surviennent de terribles massacres de civils.

Les massacres ont éclaté à l’initiative de Youcef Zighoud, responsable du Nord-Constantinois du FLN dans le but de relancer un mouvement qui s’essouffle et de contrecarrer les avances faites par Jacques Soustelle, délégué général du gouvernement français en Algérie, en creusant un infranchissable fossé de sang entre les Algériens et les Français par des massacres aveugles.

Dans la zone Collo-Philippeville-Constantine-Guelma, moins de 300 combattants de l’ALN s’attaquent sans grand succès à des gendarmeries et des postes de police. Ils encadrent plusieurs milliers de paysans mal armés mobilisés de gré ou de force qui se lancent à l’assaut d’une trentaine de villes et villages et assassinent à coup de haches et de pioches Européens ou indigènes favorables à la France. 117 Européens sont tués ainsi qu’une centaine de musulmans francophiles et 47 membres des forces de police. La presse est indignée par les exactions d’El Halia où 39 Européens ont été égorgés dont dix enfants et trois bébés de moins de deux ans.

La réponse des autorités françaises est démesurée et touche des innocents. L’aviation bombarde les douars des environs, plus particulièrement le hameau du Béni Malek. Des civils armés font eux-mêmes acte de vengeance dans une répression aveugle. Le nombre de victimes atteint plusieurs milliers : entre trois et sept mille cinq cents morts.

L’indignation suscitée par ces massacres de civils a attiré l’attention de l’opinion internationale sur le combat algérien pour l’indépendance réalisant l’un des buts poursuivis par le FLN, qui voulait par ailleurs semer la peur dans les rangs de l’ennemi, des colons et de leurs auxiliaires musulmans et réduit à néant tout espoir de paix.

Pour beaucoup d’historiens, ce sont les massacres d’août 1955 et non pas de ceux de Sétif (mai 1945) qui marquent le vrai passage de l’insurrection vers la guerre à outrance comme unique moyen de parvenir à se faire écouter des autorités coloniales françaises.

 

 

Accord OAS-FLN de juin 1962

En juin 1962, Jacques Chevallier sert d’intermédiaire à des contacts secrets  entre Jean-Jacques Susini, théoricien de l’OAS, et Abderrahmane Farès, président de l’Exécutif provisoire, en vue d’un accord pour l’arrêt des violences commises par l’OAS en contrepartie d’une amnistie de ses membres. Cependant, les accords sont dénoncés par des dirigeants du FLN, tandis que parallèlement des chefs de l’OAS refusent le principe d’un tel accord, accusant Susini de haute trahison et le menaçant de mort.

Finalement, l’accord tourne court et l’OAS poursuivra sa politique de la terre brûlée (sabotage du port d’Oran, incendie de la bibliothèque d’Alger, plastiquages, assassinats, etc.).

Reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie (3 juillet 1962

Le 3 juillet 1962, trois mois après les accords d’Évian et deux jours après le référendum d’autodétermination du 1er juillet en Algérie, le président de Gaulle annonce officiellement la reconnaissance par la France de l’indépendance de l’Algérie, et un échange de lettres entre lui et le président de l’Exécutif Provisoire constate le transfert de souveraineté. L’Exécutif Provisoire était un organisme mis en place par les accords d’Évian et chargé d’assurer la direction du pays pendant la période de transition entre le cessez-le-feu et le transfert de souveraineté puis jusqu’à l’élection d’une assemblée constituante en Algérie.

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